Quel Nucléaire pour le Maroc...

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Quel Nucléaire pour le Maroc et Quelle Coopération
Avec les Pays Maîtrisant le Domaine ?
Pour un pays tel que le Maroc, en marge du problème lié à la taille limitée du marché électrique et du réseau d’interconnexion associé, la voie vers l’électronucléaire se heurte à des défis majeurs qui exigent d’adopter très tôt une approche d’étude différente de l’analyse habituelle des interactions offre-demande. L’introduction de l’électronucléaire impose de développer une coopération multidimensionnelle avec l’AIEA, les pays exportateurs de la technologie nucléaire, ainsi que les pays en développement de taille comparable à celle du Maroc et qui ont une expérience en matière de développement et d’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire sans forcement en maîtriser la technologie.
 
Les programmes de coopération doivent intégrer le transfert de connaissance et de savoir-faire sur l’étude et le fonctionnement des nouveaux modèles de réacteurs de troisième et de quatrième générations qui couvrent une large gamme de taille en puissance pour répondre à des demandes en électricité potentielles spécifiques selon les pays, et qui donne lieu à un coût plus compétitif et à de meilleures conditions de sûreté.
Ces programmes devront identifier les seuils de consommation à partir desquels la production d’énergie d’origine nucléaire devient rentable et déterminer les technologies les plus adéquates pour accompagner, en terme d’investissement, les profils de la demande occasionnée, compte tenu du niveau de développement de la production et de l’accès aux sources alternatives.
 
Cette perspective permettra en outre de faciliter la préparation des outils d’accompagnement d’ordre réglementaires en s’inspirant des meilleurs standards internationaux et de promouvoir la construction d’un programme national d’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire dans lequel l’alternative électronucléaire pourra constituer une solution durable remplissant de manière satisfaisante les conditions de rentabilité économique et de sûreté des installations.

 

Oum Keltoum BOUHELAL 
Professeur à l’ Ecole Nationale de l’Industri
e Minérale (ENIM) Rabat –Maroc

 

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